Hu Jieguo, un Chinois chef de tribu en Afrique

En Afrique, les chefs de tribu sont connus comme des « chefs traditionnels ». Après leur indépendance, beaucoup de pays africains ont conservé l'institution de la chefferie. Bien que les chefs d'aujourd'hui, du fait de certaines restrictions, aient perdu la plupart de leurs pouvoirs les plus importants, ils font encore l'objet d'un véritable culte public et jouent un rôle particulier dans la vie politique et économique des pays. Selon un jeune Nigérian qui a fait des études à Beijing, la plupart des enfants de chefs vont faire leurs études en Grande-Bretagne ou d'autres pays, et certains, qui ont même obtenu un diplôme de master ou un doctorat et peuvent mener une vie confortable à l'étranger, n'hésitent pas une seconde à revenir sur leur terre natale et suivre les traces de leurs pères.

Dans la ville portuaire de Lagos, au Nigeria, le nom de Hu Jieguo est connu de presque tout le monde. Il est président du Nigeria Golden Gate Group, et membre du Conseil économique suprême du Nigeria. En outre, il possède une identité surprenante – il est chef de tribu. En Afrique, on est chef héréditaire par sa famille ou élu par le peuple, et on est choisi parmi les habitants locaux. Alors, comment un Chinois a-t-il pu devenir un véritable chef africain?

En Chine, Hu Jieguo a travaillé à la campagne, il a été ce qu'on appelle « étudiant soldat-ouvrier-paysan » et pris la suite de son père au Nigeria dans les années 1970. Parce que l'usine de textile de son père ne l'intéressait pas, il est allé au Canada pour étudier la gestion hôtelière, et après l'obtention de son diplôme, il est revenu au Nigéria, et travaillé dans l'hôtel d'une société du nom de « Shangri-La ». Lagos est l'ancienne capitale du Nigeria, c'est une ville portuaire internationale célèbre, où la concurrence dans le secteur de l'hôtellerie est féroce. Sous la direction attentive de Hu Jieguo, les affaires du « Shangri-La » ont été florissantes. Cette expérience professionnelle lui a permis de mettre de côté de précieux fonds pour sa future carrière.

Au milieu des années 1990, se servant des droits de l'homme comme prétexte, les pays occidentaux ont imposé des sanctions économiques au Nigeria, mettant l'économie du pays en difficulté. Hu Jieguo a investi 5 millions de Dollars US à Lagos pour la construction d'un hôtel de luxe, le « Golden Gate Hotel ». Depuis son ouverture, le « Golden Gate Hotel », qui propose une cuisine de qualité, un bon service et un environnement confortable, s'est hissé au premier plan de l'industrie hôtelière du Nigeria. De nombreux dignitaires étrangers ont déjeuné ou diné au « Golden Gate ». Plus tard, Hu Jieguo a créé le Millennium Hotel, la société Jinhong Construction Group, possédant ainsi un puissant groupe d'entreprises.

Dans les entreprises de Hu Jieguo, il y a une règle non écrite : si un de ses employés se marie, il lui fait un don en argent ; s'il fête son anniversaire, Hu Jieguo organise une fête ; si sa famille est victime d'un malheur ou d'un désastre, il accorde une aide financière à ses proches. Bien payés et profitant d'avantages, l'esprit détendu, les travailleurs locaux sont tous prêts à faire le maximum pour leur patron chinois. Hu Jieguo a fait beaucoup de choses pour promouvoir l'amitié et la coopération entre la Chine et le Nigeria. Quand une entreprise d'ingénierie civile chinoise s'est vue confier un projet d'entretien et de transformation de 3 000 kilomètres de voies ferrées au Nigeria, c'est lui qui a assuré la facilitation des contacts. Le montant de ce contrat, de 560 millions de Dollars US est à ce jour le plus grand projet de construction de la Chine en Afrique. Il a également construit 25 écoles secondaires locales.

Compte tenu des importantes contributions apportées par Hu Jieguo, et la population locale l'a choisi, et le chef suprême pour l'ensemble du Nigéria lui a conféré le titre de chef de tribu en 2001, faisant de lui le seul chef chinois du Nigeria et même d'Afrique. En juillet 2004, Hu Jieguo a été nommé conseiller du Président par le Président du Nigéria. En 2011, il a également remporté le « National Honor Award 2010-2011 » une récompense nigériane annuelle, en reconnaissance de sa contribution à la promotion de l'amitié sino-nigériane et du développement économique du Nigeria.

(Source : Le Quotidien du Peuple)

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