Les grandes fortunes chinoises font tout pour protéger leur argent

Les grandes fortunes de Chine ne cherchent plus seulement à s'enrichir ; de plus en plus, elles veulent protéger leur richesse et s'assurer que leur fortune restera dans leur famille après leur décès.

Jusqu'à 70 % des 17 000 individus possédant plus de 500 millions de yuans ont fait part de leurs préoccupations en termes d'héritage, dans le cadre d'un sondage réalisé par l'Institut de recherche Hurun et la China Minsheng Bank.

Environ 30 % d'entre eux, qui détiennent au total une richesse de 31 milliards de yuans, ont souscrit des polices d'assurance pour garantir leur héritage en plus de la gestion des risques, alors que 60 % ont exprimé leur souhait de faire appel à des médecins personnels et d'avoir accès aux hôpitaux internationaux.

Le nombre d'individus possédant plus de 100 millions de yuans de biens personnels a augmenté de 3,9 % pour atteindre un nouveau record de 67 000 personnes l'année dernière, indique le rapport.

Au cours des sept dernières années, le seuil pour faire partie des 100 plus grandes fortunes du pays est passé de 700 millions de yuans à 2 milliards de yuans, et la richesse moyenne de ces individus est passée de 3 milliards de yuans à 6,4 milliards de yuans.

La politique d'ouverture de la Chine a été le moteur du succès des entreprises privées qui créent 60 % des emplois en Chine et qui alimente le club des super riches, estime le rapport.

Les nouvelles fortunes se créent principalement dans les entreprises de Shanghai, Beijing, Guangzhou et Shenzhen. 60 % sont des sociétés cotées en bourse et la moitié d'entre elles sont dans les secteurs manufacturier, immobilier, technologique, des médias et des télécommunications.

Les super riches sont prudents quant aux perspectives futures de profits, révèle le rapport. 43 % d'entre eux s'attendent à ce que leur fortune se maintienne à son niveau actuel, tandis que 23 % prévoient une baisse cette année.

Cependant, ils ont en général une opinion positive de l'environnement d'affaires en Chine. La moitié d'entre eux souhaitent des modalités de financement facilitées, de meilleures conditions économiques, et un statut social plus élevé pour les entrepreneurs.

Jusqu'à 70 % d'entre eux ont besoin de financement, principalement des banques, pour l'expansion de leurs entreprises, pour des prêts relais ou des opérations de fusion et d'acquisition, et 75 % ont l'intention d'acquérir d'autres entreprises pour combiner leurs ressources.

Leur intérêt pour l'investissement, qui est réalisé dans 60 % des cas au nom de leurs entreprises, porte davantage sur l'appréciation des actifs que la préservation de leur richesse, selon le rapport, et 80 % ont déjà investi à l'étranger ou y pensent.

Leur objectif est de rendre leurs entreprises plus internationales et de répartir les risques, bien que le risque d'investissement soit l'un des plus grands défis auxquels ils sont confrontés, note Hurun.

Un plus grand défi encore pour les nouveaux riches, qui intégreront progressivement les « fortunes anciennes », car la moyenne d'âge des super riches est de 51 ans, est celui de l'héritage ; la plupart expriment leur préoccupation quant au manque d'intérêt de leurs enfants pour exercer leur activité, et la difficulté d'opérer une transition en douceur.

Ils se tournent également de plus en plus vers les services bancaires privés pour la gestion de leur fortune.

Source : http://french.china.org.cn/china/txt/2015-04/06/content_35249802.htm

 

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